Jean-François mon amour

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C’est l’histoire d’un mec, un mec qui dit s’appeler Jean-François. Il paraît même que son nom de famille c’est Copé. Je n’en suis pas certain, veuillez m’en excuser. C’est qu’avec lui, démêler le vrai du faux revient à se lécher le coude (pour les audacieux que je vois déjà essayer de faire de la sorte, sachez que les lois de la physique nous l’interdisent).
Jean-François c’est donc l’histoire d’un mec qui ment comme il respire, et qui à mon goût respire trop souvent. La ride qui lui barre le front se veut gage de sincérité. Il la plisse à volonté, il froisse son front comme j’ai froissé avant d’écrire trois pages qui ne m’avait pourtant rien fait. Sans doute croit-il répondre ce faisant à l’électeur inquiet de Bulletin-Dément-sur-Yvette, lui qui n’a jamais vu de Noir ni d’Arabe, mais qui trouve tout de même qu’il y en a trop.
Tout est bon pour ratisser au plus large, quitte à ratisser un peu dans le jardin du voisin de droite. Pas certain que celui-ci voit ça d’un très bon oeil, quoiqu’il ne lui en reste qu’un. Alors on invente des pains de chocolat au ramadan, on baisse les allocations des chômeurs, et surtout on plisse le front en feignant le courage politique.
Tu vois Jean-François, quand on prend les gens pour des billes, mieux vaut savoir y jouer avant. Alors tu vas me répondre, mon JF, que toi tu as le courage de dire des choses qui ne plaisent pas toujours; que toi, tu sais te jeter à l’eau. Oui c’est vrai, mais il faut dire aussi que la piscine de Takhieddine était chauffée.
Alors je dois l’admettre, quand cette chômeuse t’a interpellé sur France 2 jeudi soir, j’ai cru mon orgasme quotidien arriver plus vite que prévu. Oh tu as bien tenté de réciter ta leçon spin-doctorisée, mais tu as bien vite compris que rien ne sert de combattre réalité quand on se nomme hypocrisie. Tu as ravalé ton pain au chocolat (ouf le ramadan est terminé), tu t’es renfoncé dans ton siège, et tu t’es tu un instant que je qualifierai de divin.
Toi, le plisseur de front professionnel, tu t’es plissé dessus.
Mais voilà qu’il me faut déguerpir. Ma montre, qui elle ne m’a pas été offerte par quelque vague vendeur d’armes, sonne l’heure du diner. Je m’en vais de ce pas, cher Jean-François, remplir ma panse, et je laisse ta pensée bien vide.

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