Allô Marine, ici la Terre

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Ça y est, c’est fait, acté, signé et empacté ! Le FN se lance dans la mode ! Sans vouloir attirer sur moi des éloges  que je mérite pourtant amplement, je le savais. N’allez pas voir en cela une once de talent, loin s’en faut. La tâche, et je ne parle pas de Marine, était facile. Il n’y avait qu’à voir les efforts vestimentaires et cosmétiques réalisés ces derniers temps par les cadres du parti dont la flamme tricolore est enfoncée viscéralement dans le séant. Florian Philippot n’a plus rien à envier à Baptiste Giabiconi et Marine Le Pen ferait passer Miss France pour une vulgaire catin, de la classe de celle qui posent en imitant Delacroix. Bref, le bas de gamme.

Marine nous a donc gratifiés d’une sortie médiatique marquée du sceau de la finesse qu’on connaît à la famille Le Pen, père, fille et saint-esprit. Elle s’est dite choquée par la dégaine de nos désormais ex-otages au Niger. L’un avait la barbe « taillée de façon étonnante », l’autre avait « le chèche lui couvrant la moitié du visage ». Et de conclure par une sommation d’explication à l’égard des ex-otages. Les voilà placés devant un choix cornélien : s’expliquer avec les services de renseignement français, ou avec les services de désinformation de Marine. Je parie un oeil, oui Jean-Marie, qu’ils opteront pour la première solution.

Marine vois-tu (je ne m’adresserais pas ainsi à papa), je suis déçu. Moi qui comptais te suivre dans ta conquête du pouvoir, drapeau tricolore et références patriotiques en bandoulière, je m’apprête à renvoyer ma carte d’adhérent du FN à notre cher, surtout en honoraires, Gilbert Collard, l’ami des bêtes. Non, pas les animaux. Marine, je m’en allons t’expliquer la chose.

Dans ce grand continent qu’est l’Afrique, là où les gens ont la peau colorée, il fait souvent soleil. Et comme ces gens, dérogeant à leur réputation de sottise, ne sont pas si bêtes que cela, ils s’habillent en conséquence. D’où ces tenues que tu peux trouver extravagantes. Quant à la barbe, je te rejoins. Je trouve cela proprement honteux que ces abrutis d’otages n’aient point eu la présence d’esprit de trouver, entre deux dunes, un Franprix ou un Carrefour, pour acheter un rasoir (Gillette de préférence, ça glisse mieux. J’aime quand ça glisse. J’aime aussi le piment d’Espelette).

C’est fou ce que la bêtise, pardon la communication peut faire dire. Marine n’a sans doute aucune idée de ce que signifie le mot prise d’otage, ne doit même pas savoir où se trouve le Niger sans qu’un conseiller ne vienne le lui indiquer de sa mauvaise haleine dans le creux de l’oreille. Il est vrai qu’on n’apprend pas cela dans un château à Saint-Cloud. Marine a voulu gratter quelques voix, elle a sans doute réussi, et c’est bien là le pire.

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