À l’Est, du nouveau!

Page 01 - Drapeau Chine

Que le tout puissant de sa barbe wilkinsonisée me pardonne ! Non, je n’ai pas fauté, mais je m’apprête à le faire. Je quitte en effet la civilisation le temps d’une chronique. Ainsi, je m’éloigne de l’Europe, cette douce terre où fleurissent les bonnets rouges en automne, pour les quelques lignes qui vont suivre. En effet se trament en des contrées sauvages du grand Est des événements qui ne pouvaient point se dérober à ma plume divine. Les haut-dirigeants chinois se sont réunis lors d’un conclave pour décider des réformes à effectuer. Et laissez-moi vous le dire, quand on se réunit au PC chinois, ça sent l’homme et la paire de balloche au m2. On tape de la baguette sur la table en coeur, au cri strident de : « marché, marché, marché !!! ».

C’est ainsi que nos super-producteurs de jouets cassés ont décidé de tourner le dos aux exportations, en chute dans un monde en crise, quoiqu’en dise Alain Minc. Désormais, il s’agit de doper la consommation intérieure. Comprenez : faire en sorte que cet abruti de consommateur fasse ce qu’il sait faire de mieux : consommer.

Rien de neuf me direz-vous. Faux, archi-faux, nul, dehors, ne reviens jamais lecteur, la fissure du sphincter te guette. Voilà qui change tout. Le chinois moyen sera désormais la cible du marketing chinois. Or, qui dit cela dit augmentation du niveau de vie, et finit  toujours par dire velléités de libertés individuelles plus importantes, allant de paire avec l’augmentation de ce que Nadine Morano n’a pas reçu : l’éducation.

Pourquoi ce virage ? Parce que la légitimité du bon vieux Parti communiste (si, mais communiste made in china, qualité incertaine) chinois tient en partie aux excellents résultats économiques des dernières décennies. Oui mais voilà, avec cette augmentation du niveau de vie, pas sûr que des rizières du sud à la Grande Muraille, on reste fort indulgent à l’égard des écarts en matière de libertés individuelles.

Il faut que tout change pour que rien ne change, mais tout risque tout de même de changer. Pour les lecteurs cultivés qui ont saisi l’allusion à une citation célèbre, fort bien, vous tutoyez mon égal. Pour les autres, allez donc apprendre sur internet à faire un noeud coulant. En définitive, en Chine, la donne est simple : on était capitaliste, on le reste, on le sera encore. Le cadre change, l’image changera un peu.

Quoi ? En Chine on est capitaliste ? Mais que va donc trouver Jean-François Copé, l’ami des bêtes, pour crier haro sur les communistes et sonner le tocsin des incultes au moindre drapeau rouge ? Eh oui mon bon Jean-François, en Chine, ça exploite, ça privatise à tour de bras, les mines s’effondrent et les inégalités explosent.

Comme ailleurs. Comme toujours. Et si on changeait ?

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