JFC, joueur compulsif

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Le petit Jean-François n’est pas sage. Le voilà embourbé dans une sale histoire où les millions pleuvent au nombre de 8. Une broutille, me direz-vous. Seulement voilà, tout y est. Oeuf, jambon, fromage, comme dirait un comique interdit. Conflit d’intérêt, copinage à gogo, magouilles & cie. Un véritable festin, à la table duquel siègent en bel apparat Sieur Mensonge et Dame Hypocrisie. Disons-le immédiatement, l’information qui fait l’objet de ce billet nous vient du Point, et l’on ne peut en parler qu’au conditionnel. C’est que le Copé à poils courts a la plainte facile, et que, malgré une tendance certaine pour la virulence plumesque, l’éthique journalistique m’interdit toute conclusion hâtive.

L’affaire ? Nicolas 1er est candidat à l’élection présidentielle. Il fait campagne. Il fait donc des meetings, avec force de drapeaux plus tricolores les uns que les autres, et force de militants fort bien mis pour les agiter. Une société créée par deux proches du petit Jean-François, Bygmalion, s’occupe de prestations diverses lors de ces réunions de chemises Hermès entrouvertes et pulls en cachemire noués autour du cou. Selon Le Point, la perfide Bygmalion surfacture lesdites prestations, confiées à la filiale Events & Cie (oui, chez les copéistes, on pousse le patriotisme jusqu’à parler anglais). Cette filiale reçoit 8 millions d’euros de la part de l’UMP à titre de paiement des prestations, alors qu’au même moment, l’UMP doit organiser une donation pour récolter 11 millions d’euros. En effet, les comptes de campagne de Nicolas 1er n’avaient pas été validés par les bedonnants sages du Conseil constitutionnel. Tiens, tiens…

Mais l’affaire va plus loin, et c’est là où les papilles gustatives commencent à fiévreusement se trémousser. Ainsi, toujours selon Le Point, la société Bygmalion aurait pour actionnaire une SARL domiciliée chez nos fiscalement paradisiaques voisins les Luxembourgeois. L’homme tirant les ficelles de cette société serait un proche du Qatar, Emmanuel Limido. Or, lorsque le petit Jean-François était ministre du budget, entre 2006 et 2007, il avait autorisé la vente à deux reprises de « deux joyaux du patrimoine immobilier français » à l’émirat. Deux transactions, un intermédiaire : le fonds d’investissement d’Emmanuel Limido. Re-tiens, tiens…

Pour ne pas arranger les affaires déjà fort mal embarquées du petit JFC, le député UMP Lionel Tardy s’est fendu d’un tweet équivoque :

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Lecteur fin et délicat, tu te souviens sans aucun doute des attaques virulentes de Jean-François Copé à l’encontre de François 1er, la ride sincère, l’oeil larmoyant, et les miettes de pain au chocolat encore fraîches au coin de la bouche. Il l’accusait à tue-tête de faire le jeu du Front National. Seulement voilà, des piscines takieddiniennes aux intermédiaires douteux lors des ventes du patrimoine français au Qatar, en passant par l’élection d’une légalité sans borne à la tête de l’UMP, JFC mériterait une étoile au Guide Michelin tant il collectionne les casseroles. Aussi, si François joue à faire monter Marine au septième ciel, alors Jean-François est un joueur compulsif.

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