L’UE est morte, vive l’UE !

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Le temps de trois papiers légèrement délirants, Diablogdesourd imagine la fin abrupte de l’Union Européenne. Ce n’est jamais bien sérieux, quoique…

 

Partie 1/3 : L’annonce

Le réveil tonne 8 heures du matin. Le lecteur lascif passif et tardif que tu es se lève en baillant sa mauvaise haleine à tout va. Déjà épuisé par la perspective grisonnante d’un ciel grisonnant, tu allumes d’un geste las un poste de radio dont la bien-pensance proprette te déçoit un plus chaque jour. Quand soudain, tout s’emballe. Patrick Cohen, tout juste revenu d’une cure de désintoxication d’anti-anti-sémistisme, hurle une nouvelle qui bouleversera l’ordre des choses pour les dix prochaines années : l’Union Européenne est décédée. Cette drôle de compagne un peu hautaine s’est misérablement éteinte dans la nuit, succombant à une overdose d’austérité. Toi qui devais t’envoler dès demain pour la perfide Albion, voilà qui ne devrait point déranger ton escapade londonienne. C’est que nos britons de voisins n’éprouvaient pour l’Europe qu’un goût fort modéré. Depuis leur île pluvieuse, ils observaient avec dégoût ces manants d’européens que nous étions vaquer à nos vaines occupations contre euro sonnant et trébuchant. Mais comment donc Dame UE a-t-elle pu se casser les dents ainsi ? Elle dont la mâchoire s’était récemment enrichie d’une 28ème  dent? C’est diablerie à n’en point douter!

 

Tu allumes la télévision, chose qui ne t’était plus arrivée depuis le premier passage télé de Michel Drucker, soit il y a environ 112 ans. Par malchance, voici qu’apparaît BFM TV. Les mines sont au moins aussi graves que les fautes d’orthographe émaillant un bandeau que tu aimerais voir posé sur tes yeux. La confirmation tombe : l’Union Européenne n’existe plus. Tu n’oses guère te prononcer, ton euroscepticisme mièvre t’ayant en maintes occasions valu le galant sobriquet de fasciste. Tu avais même émis lors d’une soirée qui se voulait mondaine l’hypothèse d’en finir avec l’euro, échauffé que tu étais par la lecture du dernier opus de Jacques Sapir et par l’heure tardivement alcoolisée. Le lendemain le couperet était tombé, sec et sans appel : tu étais au chômage, 40 de tes amis facebook s’étaient enfuis dans la nuit, et ton chat s’était pendu.

 

Cette fois pourtant, il n’est point question d’élucubrations prophétiques aux relents putrides de vinasse. Les chaines d’information en continu 25/24h enfilent les sujets comme des perles pour tenter de comprendre comment un tel séisme a pu se produire. Séisme dont la prévision leur fut bien entendu étrangère, trop occupées qu’elles étaient par la quête du désormais Saint-Graal de l’information : le buzz. Pourtant, rien de bien étrange à ce que Dame UE ne soit désormais plus qu’un vague souvenir.

 

Hier déjà, la correspondante de France 2 chez les Germains l’annonçait lors d’un direct filmé dans le désert urbain qu’est Berlin : quelque chose se tramait dans les coulisses du pouvoir. La journaliste, du ton sensationnaliste qu’il faut désormais adopter en toutes situations, rapportait la visite en catimini du ménestrel Barroso, interprète divin des partitions allemandes, à la gouleyante Angela, maître(sse) incontestée en son fief du Merkelistan. Point de conférence de presse, point d’images, sinon celles furtives d’un ballet berlinois de berlines officielles. Indice probant de l’incongruité de la situation, la femme de ménage de Dame Merkel, Georgette Papandreou, confiait que c’était grande fâcherie entre le bouffon et son maître. Quid de l’objet de la discorde ?

 

A suivre…

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